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اندريا دوتي سيدا ابيد ابوساد

Connaissiez-vous la différence entre La Vache qui rit d’Algérie et celle de France ?

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L’Algérie est l’un des plus grands marchés de La Vache qui rit au monde : près de 2,5 millions de portions y sont consommées chaque jour depuis que l’entreprise a commencé à produire chez nous, en 2007. Les ventes augmentent et, en même temps, les plaintes sur la qualité se multiplient : de nombreux touristes et émigrés, ainsi que des enquêtes, affirment que la qualité du fromage chez nous est inférieure à celle d’autres pays.

Que contient la version algérienne ?

En Algérie, la recette repose sur des huiles végétales (principalement l’huile de palme), auxquelles s’ajoute un stabilisant (polyphosphates E452). Le problème de l’huile de palme, c’est qu’elle fait monter le mauvais cholestérol (LDL) ; quant aux phosphates ajoutés, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime qu’ils sont faiblement toxiques, le risque tenant aux grandes quantités, en particulier chez les enfants et les personnes atteintes de maladies rénales. Et surtout, chez nous, le produit est vendu sous la dénomination (préparation alimentaire).

Que contient la version française ?

En France, en revanche, la boîte indique : lait écrémé, fromage, beurre et protéines de lait. Là-bas, l’entreprise travaille avec du beurre et n’utilise pas d’huile de palme ! Chez nous, ils ont remplacé le beurre par des huiles végétales et ajouté des phosphates comme le E341 (phosphate de calcium)… Bref : même marque, même emballage, même rire… mais le contenu n’est pas le même.

Quel est son degré d’implication avec l’occupation ?

Sa maison mère, le groupe Bel, mène des activités commerciales dans l’entité israélienne sous un nom hébreu. De plus, en février 2020, elle a participé à un tour de financement de 2,5 millions de dollars dans la société sioniste « Yofix Probiotics ». Tout cela constitue un soutien explicite à leur économie : c’est pourquoi nous devons la boycotter.

Les alternatives locales

Aujourd’hui, le marché algérien regorge de produits locaux de grande qualité. Ils s’appuient sur une production locale et des matières premières nationales, et la concurrence se joue désormais sur la qualité et les ingrédients, pas seulement sur le prix. Le consommateur trouve aujourd’hui des alternatives qui méritent d’être essayées et comparées, comme Tartino, TipTop… et bien d’autres entreprises.

Conclusion

Maintenant que vous connaissez tous ces faits, posez-vous la question : achetez-vous La Vache qui rit pour sa qualité, ou seulement pour le nom et par habitude ?

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